Pendant longtemps, lorsqu'une petite fille voulait commencer une activité sportive, le football n'était pas toujours la première idée qui venait à l'esprit.
Danse, gymnastique, équitation… Et pourquoi pas le foot ?
Pourquoi ne serait-il pas aussi naturel, aujourd'hui, de voir une jeune fille enfiler une paire de crampons et rejoindre le club de son village ?
En province de Luxembourg, le football féminin grandit, se structure et se montre davantage. Chaque week-end, de nombreuses filles prouvent qu'elles ont toute leur place sur un terrain.
Le football n'est pas une histoire de garçons ou de filles
À six, huit ou dix ans, on ne devrait pas choisir un sport en fonction de son sexe.
On devrait le choisir parce qu'on aime courir, jouer, se dépasser, retrouver ses copines et partager une passion.
Une jeune fille peut aimer la danse, la gymnastique ou l'équitation. Mais elle doit aussi savoir qu'elle peut aimer le football.
Une première séance. Un premier ballon. Un premier entraînement. Et peut-être le début d'une passion pour toute une vie.
Une P1, une P2… et une nouvelle génération à construire
Aujourd'hui, la province de Luxembourg possède une P1 et une P2 Dames.
Mais le football féminin connaît aussi ses difficultés. Certains noyaux manquent de joueuses, des équipes disparaissent et plusieurs clubs doivent se battre pour maintenir leur projet.
Imaginer un jour une P3 Dames semble encore lointain.
Mais avant de penser à une nouvelle série, l'objectif est surtout de donner envie à davantage de filles de commencer.
Chaque nouvelle joueuse qui pousse la porte d'un club aujourd'hui peut aider le football féminin provincial à grandir demain.
Les clubs ont aussi leur rôle à jouer
Pour développer le football féminin, il faut accueillir les jeunes filles, leur permettre d'essayer et surtout leur donner envie de rester.
Cela passe par les entraînements, les équipes de jeunes, les journées découvertes, mais aussi par davantage de visibilité autour des sections féminines.
Car parfois, le premier modèle d'une jeune joueuse n'est pas une internationale.
C'est simplement une joueuse de l'équipe première de son village, une éducatrice ou une grande sœur qu'elle voit chaque semaine au bord du terrain.
C'est aussi pour cela qu'il est important de parler du football féminin provincial : raconter ses matchs, mais surtout ses joueuses, ses équipes et leurs histoires.
Aux parents : laissez-les essayer
Votre fille vous parle de football ?
Emmenez-la voir un entraînement.
Elle n'a jamais joué ? Ce n'est pas grave.
Elle est la seule fille de sa classe à vouloir essayer ? Ce n'est pas grave non plus.
Personne ne commence en sachant déjà jouer.
On apprend. On rate. On recommence. On progresse. On marque son premier but et on se crée parfois des amitiés pour longtemps.
Le football féminin de demain commence aujourd'hui
Personne ne sait à quoi ressemblera le football féminin luxembourgeois dans cinq ou dix ans.
Mais son avenir dépendra en grande partie des filles qui commencent aujourd'hui.
Celles qui ont 6 ans.
Celles qui en ont 10.
Ou même celles qui en ont 15 et qui pensent qu'il est déjà trop tard pour essayer.
Alors à toutes celles qui se demandent si le football est fait pour elles :
Essayez.
Prenez un ballon. Poussez la porte du club le plus proche. Faites un entraînement.
Parce que le football féminin de demain attend peut-être simplement que sa prochaine joueuse ose chausser les crampons.
Une histoire qui ne demande qu’à grandir
Le football féminin en province de Luxembourg a encore du chemin à parcourir, mais chaque nouvelle joueuse peut contribuer à son développement. Derrière chaque équipe, il y a des filles qui ont simplement osé essayer un jour.
Alors continuons à ouvrir les portes des clubs, à parler de ces équipes et à montrer aux plus jeunes qu’elles aussi peuvent trouver leur place sur un terrain.
Parce que le foot n’est pas une histoire de garçons ou de filles. C’est avant tout une histoire de passion.



