Après avoir décroché son retour en Division 3 nationale, Assenois s'apprête à relever un tout nouveau défi. Capitaine de l'équipe, Sophie Strepenne aborde cette saison avec ambition, tout en gardant les pieds sur terre. Entre un groupe très rajeuni, une préparation compliquée par les vacances et l'envie de construire un collectif compétitif, la joueuse d'Assenois nous livre son regard sur les semaines qui précèdent la reprise.
Une préparation particulière pour un groupe en reconstruction
Assenois a repris le chemin des terrains dès le 22 juin, mais la préparation n'a pas été de tout repos. Entre les congés estivaux et un effectif particulièrement étoffé, il a fallu composer avec de nombreuses absences.
« On a repris très tôt, mais pendant les vacances c'est toujours compliqué d'avoir tout le groupe. On est près de 25 joueuses, donc il a fallu beaucoup faire tourner lors des matchs amicaux. »
Pour Sophie Strepenne, cette période sert avant tout à remettre tout le monde en rythme plutôt qu'à tirer des conclusions.
« Les résultats importent moins que le temps de jeu. C'était surtout l'occasion de voir tout le monde et de retrouver des sensations. »
Un groupe jeune qui doit encore découvrir les exigences de la nationale
Capitaine d'une équipe largement rajeunie, Sophie Strepenne sait que la montée en nationale représente un véritable changement de dimension.
« Beaucoup de jeunes ne se rendent pas encore compte de l'impact physique qu'exige la nationale. Elles vont l'apprendre au fil des semaines. »
Si certaines recrues possèdent déjà de belles qualités, la joueuse insiste sur la nécessité de progresser mentalement et physiquement.
« Il y a énormément de potentiel. Maintenant, il faut encore acquérir de l'expérience et comprendre les exigences de ce niveau. »
L'arrivée de joueuses plus expérimentées, notamment plusieurs mamans revenues dans le groupe, constitue selon elle un véritable atout.
« Elles apportent beaucoup d'expérience et ça fait énormément de bien à la cohésion du groupe. »
« Personne n'a sa place garantie dans l'équipe. »
Malgré les difficultés d'une préparation incomplète, Sophie Strepenne affiche une réelle confiance dans les capacités d'Assenois.
« Personne n'a sa place garantie dans l'équipe. Avec un noyau de 25 joueuses, la concurrence est importante. »
Les premières rencontres amicales face à des formations luxembourgeoises ont déjà permis de mesurer l'écart de rythme.
« On voit directement la différence dans l'intensité. C'est justement ce genre de matchs qui va permettre aux plus jeunes de progresser rapidement. »
Entre maintien et ambitions plus élevées
Officiellement, le premier objectif reste évidemment d'assurer le maintien. Mais dans l'esprit de la capitaine, les ambitions pourraient rapidement évoluer.
« J'ai envie de dire le maintien... mais si tout se met bien en place, pourquoi ne pas viser un Top 5 ? »
Le début de saison s'annonce toutefois relevé avec plusieurs grosses affiches dès les premières journées.
« On commence contre de gros morceaux comme Liège. C'est là qu'on verra vraiment où on se situe. »
À titre personnel également, Sophie Strepenne ne cache pas ses ambitions.
« Personnellement, j'aimerais vraiment terminer dans le Top 5. Je pense qu'on a largement les qualités pour aller chercher quelque chose de beau cette saison. »
Une ambiance qui continue de grandir
Si le groupe reste très jeune — la moyenne d'âge tourne autour de vingt ans, l'ambiance est déjà bien installée.
« Les nouvelles doivent encore trouver leur place, elles sont parfois un peu timides, mais l'ambiance est vraiment bonne. »
La capitaine apprécie également le mélange entre jeunesse et expérience qui se construit progressivement.
« Les plus expérimentées apportent quelque chose en dehors du terrain aussi. Ça aide énormément le groupe à vivre ensemble. »
Les forces... et le chantier à poursuivre
Interrogée sur les qualités de son équipe, Sophie Strepenne met en avant la vitesse offensive et la solidité du bloc.
« Notre vitesse devant peut faire très mal et, collectivement, on est plutôt bien organisées. »
Elle identifie toutefois un secteur qui devra encore progresser.
« Au poste de gardienne, il faudra encore travailler pour être prêtes au niveau national. »
Le football féminin continue de progresser
Observatrice attentive de l'évolution du football féminin, Sophie Strepenne constate une progression encourageante.
« On parle beaucoup plus du football féminin aujourd'hui. Il y a davantage de diffusion, de nouvelles équipes se créent et ça fait plaisir à voir. »
Elle souligne également l'importance des médias locaux dans cette évolution.
« Des projets comme Balle au Centre permettent de mettre davantage le football féminin en lumière. C'est vraiment positif pour tout le monde. »
Un deuxième défi nommé Bercheux
En parallèle de sa carrière de joueuse, Sophie Strepenne poursuit également son investissement comme entraîneuse.
Après avoir développé plusieurs équipes de jeunes filles au sein de la commune de Vaux-sur sure, elle dirige désormais la nouvelle équipe féminine de Bercheux en P2 provinciale.
Là aussi, les ambitions sont présentes.
« C'est un groupe très jeune mais extrêmement motivé. Elles travaillent énormément et me suivent dans tout ce qu'on met en place. »
Son objectif est clair.
« Franchement, je pense qu'on peut viser le Top 4. Il y a vraiment quelque chose à construire avec cette équipe. »
Entre son rôle de capitaine à Assenois et celui d'entraîneure à Bercheux, Sophie Strepenne s'apprête à vivre une saison particulièrement intense. Une chose est certaine : avec son expérience et son leadership, elle compte bien accompagner la nouvelle génération vers un nouveau cap, aussi bien en nationale qu'en provinciale.



