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Ugolin Plainchamp : « On doit encore trouver nos automatismes »

Ugolin Plainchamp revient sur le début de saison de Meix, les automatismes à retrouver, son rôle dans le groupe et les ambitions en P2.

14 septembre 2026
Quentin Ughi
Ugolin Plainchamp : « On doit encore trouver nos automatismes »

Le début de saison n’est pas celui qu’espérait Meix-devant-Virton. Avec quatre points sur douze et deux dernières rencontres frustrantes, les Méchois cherchent encore leur rythme. Mais dans le vestiaire, pas question de céder à la panique. À 23 ans, Ugolin Plainchamp fait partie des joueurs appelés à prendre davantage de responsabilités cette saison. Capitaine lorsque l’occasion se présente, il croit profondément au potentiel de ce groupe jeune et à sa capacité à retrouver la P1.

Le dernier match laisse pourtant beaucoup de regrets.

« C’est très, très frustrant. Franchement, je pense qu’on n’est pas loin des 90 % de possession. Mais on ne tente pas assez notre chance. On fait toujours un petit geste en trop, on ne termine pas nos actions et derrière, on se fait punir sur quelques contre-attaques. »

Une défaite difficile à digérer, donc, mais dans laquelle Plainchamp veut tout de même retenir une évolution positive : Meix a essayé de jouer.

« On est passé à côté de plusieurs matchs où on mettait beaucoup trop de longs ballons. Pourtant, je pense qu’on a la qualité pour jouer rapidement et au sol. Cette fois, c’est ce qu’on a essayé de faire pratiquement tout le match. On a vraiment joué un maximum au sol et ça, j’ai trouvé que c’était très positif. »

« Il faut retrouver des automatismes »

Avec un nouvel entraîneur et plusieurs nouveaux visages durant l’intersaison, Meix doit forcément retrouver certains repères. Plainchamp ne cherche pas d’excuse, mais estime que le temps peut encore jouer en faveur de son équipe.

« Il y a eu pas mal d’arrivées et il faut retrouver nos automatismes. Avec les anciens, on en avait forcément avec Ciro. Maintenant, le coach a changé et de nouveaux joueurs sont arrivés. Ils apportent leurs qualités, mais il faut qu’on apprenne tous à se trouver. Ça va venir avec le temps, en tout cas je l’espère. »

Avec quatre points pris sur douze, le bilan comptable reste toutefois insuffisant.

« Ce n’est clairement pas assez. Mais au niveau du groupe, franchement, tout le monde s’entend super bien. En dehors du terrain comme sur le terrain. Ça ne peut que devenir meilleur avec le temps. Je ne me fais pas trop de soucis pour le moment. Ce ne sont que des chouettes gars qui sont arrivés. »

Parmi eux, Gilles Foury, auteur d’une grosse saison précédente avec Rossignol, représente évidemment une arme offensive supplémentaire.

« C’est très chouette d’avoir un joueur comme Gilles. Il est très polyvalent et peut jouer pratiquement partout offensivement. Avec la blessure de Timéo pendant la préparation, il peut aussi nous apporter énormément en attendant son retour. Il a des qualités immenses. En plus, je le connaissais déjà avant. Avoir un pote qui est fort et qui vient dans ton équipe, c’est génial. »

Un brassard qui lui fait prendre une autre dimension

Lorsque les circonstances l’amènent à porter le brassard, Ugolin Plainchamp ne cherche pas à changer de personnalité. Mais cette responsabilité lui a malgré tout permis de franchir un cap mentalement.

« je pense que ça m’a fait du bien dans ma tête. On me prend peut-être un peu plus au sérieux. Ça m’a aussi fait comprendre que j’avais tendance à devenir un cadre de l’équipe. Du coup, j’essaie toujours de pousser les autres, et ça me pousse moi-même par la même occasion. »

À seulement 23 ans, cette responsabilité pourrait paraître précoce. Lui ne le ressent absolument pas comme cela.

« On a tous plus ou moins le même âge et la plupart, je les connais depuis plus de dix ans. C’est presque comme un groupe de potes. Ils ne me voient pas comme un dictateur parce que j’ai le brassard ! On vit vraiment bien ensemble. Au final, le brassard, c’est surtout un bout de tissu autour du bras qui donne une image. Je ne pense pas qu’on fasse énormément attention à ça entre nous. »

La remontée reste dans toutes les têtes

Malgré la relégation et un début de championnat difficile, l’ambition de Meix n’a pas disparu. La P2 s’annonce relevée, mais l’objectif est clair : se mêler à la lutte pour retrouver l’élite provinciale.

« La P2 a l’air vraiment solide cette saison. Mais dans tous les cas, on va essayer de remonter. C’est ce que tout le monde veut. Je pense que les joueurs qui sont arrivés sont aussi venus avec cette idée-là. Malheureusement, on est redescendus avec toutes les histoires que l’on connaît, mais maintenant il faut avancer. »

Ugolin Plainchamp rappelle surtout que Meix n’en est pas à son premier démarrage compliqué.

« C’est bizarre à dire, et même un peu triste de ne pas savoir régler ça, mais ce n’est pas la première saison où on foire notre début. Les saisons précédentes, on a déjà connu des débuts très compliqués avant d’enchaîner énormément de victoires derrière. Donc non, pour le moment, il n’y a rien d’alarmant. »

Les dernières semaines ont néanmoins laissé quelques traces.

« Contre Saint-Mard, on a été très déçus. Ça fait deux semaines où on prend de bonnes claques. Ce week-end, on avait tout le temps le ballon mais on n’en a finalement pas fait grand-chose. À Saint-Mard, on avait testé une composition un peu différente et on n’a pas toujours respecté les consignes. Ça, c’est totalement notre faute. Mais on ne stresse pas. On apprend aussi à connaître le coach. »

Le retour à un rythme plus classique après les vacances pourrait également permettre au groupe de gagner en stabilité.

« Tout le monde va reprendre le petit train-train du travail, des cours… On va pouvoir avoir un groupe de base plus régulier et travailler avec davantage de cohérence pendant la semaine. »

« Jouer le plus haut possible »

En dehors du football, Ugolin doit également conjuguer les entraînements avec son travail et ses études.

« Ça fait de longues semaines. Heureusement, je termine généralement le travail vers 16 heures, donc j’ai le temps d’aller au foot ou aux cours. Je vais devoir manquer quelques entraînements le jeudi à cause des cours, mais ça devrait rester limité. »

Et lorsqu’on lui demande son trio pour jouer les premiers rôles en P2, le Méchois accepte volontiers de mettre son équipe dans la discussion.

« On ne peut pas ne pas citer Martelange. Après, il y a de très bonnes équipes qui peuvent peut-être craquer pendant l’hiver. Mais j’ai quand même envie de nous mettre dedans, quitte à être un peu narcissique ! J’espère que ce sera nous, Martelange et Virton. »

Son ambition personnelle reste, elle aussi, intacte. Après avoir disputé plusieurs rencontres de préparation et de Coupe avec l’équipe évoluant plus haut, Plainchamp ne cache pas son envie de continuer à progresser.

« Mon objectif sera toujours de jouer le plus haut possible. Mais quand je suis avec cette équipe, mon objectif est d’abord de la faire bien tourner pour engranger des points et se rapprocher du tour final ou du titre en P2. Et s’ils ont besoin de moi au-dessus, bien sûr que j’irai avec plaisir. C’est évident. »

À Meix, personne ne nie donc les difficultés du moment. Mais derrière les résultats décevants se trouve un groupe encore en construction, jeune et visiblement soudé. Et pour Ugolin Plainchamp, pas question de dramatiser après quatre journées. La saison est encore longue, et l’objectif reste le même : remettre Meix-devant-Virton là où le club estime être à sa place.

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Auteur

Quentin Ughi